Éventail en papier imprimé et brins en os Duvelleroy Elysée Palace Hotel vers 1900

Éventail en papier imprimé et brins en os Duvelleroy Elysée Palace Hotel vers 1900 Agrandir

Éventail à 18 brins en os, feuille de papier double gravé au décor de cartouches de scènes galantes inspirées du 18ème siècle (voir ci-dessous). L'envers est gravé d'un décor monochrome aux motifs ornementaux. Signé sur les deux faces "Duvelleroy", "Elysée Hotel Palace" sur l'endroit. À signaler tâches et usures.

Époque vers 1900

Dimensions ouvert : H25,5 x L46,5 cm, fermé : H25,5 x L2 x P2,5 cm

Plus de détails

500

250,00 €

Ajouter au panier
En savoir plus

Les trois médaillons circulaires illustrés sont réalisés d'après des gravures de la fin du 18ème siècle. Le médaillon central est inspiré d'une gravure de Jean-Michel Moreau le Jeune (1741-1814) intitulée « Le Rendez-vous pour Marly », vers 1777.

Cet exemplaire est typique des éventails classiques de la maison Duvelleroy de cette période, qui empruntent des détails décoratifs baroques et rococo pour créer un pastiche du 18ème siècle afin de séduire un public plus conservateur.

La maison Duvelleroy occupe une place importante dans l’histoire des arts décoratifs du 19ème siècle, en particulier dans la redéfinition de l’éventail comme accessoire de mode et objet de luxe.

Fondée à Paris en 1827 par Jean-Pierre Duvelleroy, la maison naît dans un contexte où l’éventail, très en vogue sous l’Ancien Régime, avait largement disparu des usages après la Révolution française. Duvelleroy va jouer un rôle déterminant dans sa réhabilitation. En s’appuyant sur une connaissance fine des goûts mondains et sur une stratégie commerciale innovante, d’abord en France, puis dans toute l’Europe. Très tôt, la maison comprend que cet objet peut redevenir un marqueur social fort, à la fois esthétique et symbolique.

Sous le Second Empire, l’essor de la vie mondaine favorise pleinement le retour de l’éventail. Duvelleroy s’impose alors comme un des éventaillistes parisiens incontournables. La maison acquiert une réputation internationale et devient fournisseur de plusieurs cours européennes, notamment en Royaume-Uni et en Russie. Cette reconnaissance officielle contribue à asseoir son prestige et à diffuser son style bien au-delà de la capitale française.

À la fin du 19ème siècle, Duvelleroy atteint son apogée. L’éventail est alors omniprésent dans la vie sociale des femmes et ne se limite pas à une fonction utilitaire. Il devient un véritable instrument de communication, intégré à un code gestuel raffiné que la maison contribue elle-même à formaliser et diffuser. Dans ce contexte, chaque éventail est pensé comme une pièce à la fois décorative et expressive.

Les créations de Duvelleroy se distinguent par la grande qualité de leurs matériaux et par la diversité des techniques employées. 

La participation aux grandes manifestations internationales, comme l’Exposition universelle de 1878, contribue également à la renommée de Duvelleroy. Ces événements offrent une occasion idéale pour présenter le savoir-faire français et inscrire l’éventail dans le champ des arts décoratifs reconnus.

l’Hôtel Élysée Palace a été construit entre 1897 et 1899, à la veille de l'exposition universelle de 1900. Sur les Champs-Élysées, il devient l’un des premiers palaces de ce quartier. Conçu par l’architecte Georges Chedanne, l’édifice se distingue par son style Art nouveau et par une organisation innovante du bâtiment.

L’hôtel est bien plus qu'un hôtel de luxe, c'est un lieu de vie. Il propose un ensemble de services  comme des boutiques, une galerie d’art ou encore un studio photographique. Il attire ainsi une clientèle internationale aisée, en lien avec les grands voyages ferroviaires de luxe, et devient un symbole de la vie mondaine de la Belle Époque.

L’hôtel est souvent associé à la célèbre espionne Mata Hari car elle y aurait séjourné lors de ses passages à Paris.

Rechercher

Catégories