Au 19ème siècle, les carnets de croquis jouaient un rôle important dans l’éducation artistique des jeunes aristocrates et bourgeois.
D’une part, dans le cadre de leur formation artistique professionnelle, les apprentis utilisaient des carnets pour copier des œuvres d’art, des sculptures antiques, etc… Ce travail d’étude par le dessin se faisait dès le plus jeune âge.
D’autre part, pour les jeunes filles de la bourgeoisie ou de la noblesse en Europe, tenir un carnet de croquis (dessins de nature, de portrait, de motifs décoratifs) faisait partie de leur éducation artistique. Cette pratique restait un loisir ou permettait de montrer une compétence sociale, la profession d’artiste leur étant rarement accordée.
Le carnet de croquis
Le matériel (papier, crayons, aquarelle) devint plus accessible au 19ème siècle, ce qui facilita la pratique du dessin « en carnet ».
Le contenu est souvent simple pour les amateurs : études de fleurs, paysages, portraits, motifs décoratifs.
Le carnet servait également de « mémoire visuelle », outil de réflexion personnelle ou d’entraînement au dessin.
Ce type de cahier permet aujourd’hui de mieux comprendre la pratique artistique quotidienne des jeunes personnes dans la société du 19ème siècle.